Jeudi 11 mai 2006
2007, année érotique...
Lettre d'un militant troskissste de chez le facteur à pleins de gens
On dit souvent que dans l'amour, plus les préliminaires sont longs et plus l'orgasme est intense.
Si nous appliquons cela à 2007, nous allons avoir un feu d'artifice impressionnant !
Mais nous risquons également de rentrer dans les ordres si tout ce manège se termine par une pizza devant la télé.
Tic tac tic tac, on se renvoie la bombe en espérant qu'elle pète dans la main du voisin, c'est pas gentil.
Les partis bien sur ne jouent pas qu'un programme sur le papier mais également des années de construction souvent difficiles. Qui ont tous les défauts de la terre mais qui - bon grés mal grès – ont su faire exister une petite musique de résistance à des moments ou plus grands monde y croyait. Ils n'ont pas tous les mêmes responsabilités, certains ont gouverné d'autres non. Certains ont "trahi" d'autres ont "refusé de se salir les mains", on connait la musique. Bien sur qu'ils sont poussiéreux, bien sur qu'il faut autre chose, bien évidement qu'ils bouchent un peu le paysage, mais assurons à nos ancêtres une fin de vie décente que diable ! On va pas les foutre à la maison de retraite, on leur doit bien ça, accueillons les à la maisons, écoutons leurs histoires et quand ils radotent, pensons à autres choses...
Mais ne ménageons pas non plus les « engagés enragés apartides»: formidables et flamboyant/es, mais va y que je tortille un peu du cul des fois. Ex de partis ou sympathisant/es, éternelles compagnon/es de route, ou « moi jamais, vive le mouvement social ! ». Et va z y que « vous devriez faire ça ou pas ça vous les partis ». Indispensables, mais des fois c'est pénible quand tu rames dans ton organisation, que tu te fades des congrès de 58 jours avec des votes qui n'en finissent pas.
Le ou la syndicaliste pur et dure est un peu entre les deux et un peu maso quand même : il ou elle a les congrès interminables et la frustration de la perspective globale. Le barbecue mais pas le temps libre. Et la bonne excuse : la charte d'amiens, indépendance donc...pas d'engagement politique.
C'est avec tout ce beau monde que l'on doit réussir notre orgasme collectif de 2007, pas facile va falloir utiliser beaucoup d'huiles et d'onguent.
A mon sens les partis ne bougeront pas tout seuls. Et le mien pas plus que les autres, parce que nous sommes en tête dans les sondages de la gauche de la gauche (pour une fois) et que ça fais des années que l'on galère alors on est pas à deux ou trois ans prêts. Et aussi parceque "méfi !", méfi ! de se faire embarquer avec nos faibles forces (et oui, on reste tout petit !) dans une gauche plurielle bis remaniée promis-juré-cette-fois-ci-ce-sera different.
Il serait interessant d'ailleurs que certaines listes dites "alternatives" qui ont négocié des fusions de liste avec le PS aux municipales ou regionales dernières nous fasse un petit bilan, non ?
J'en crève d'une belle campagne unitaire dans le prolongement de la campagne du NON.
A mon sens, la seule façon d'y arriver, c'est que les collectif 29 mai se lancent. Trouver le programme qui convient et c'est pas difficile, il existe déjà, merci copernick, bravo la charte des collectifs !
Par rapport au PS, se mettre d'accord sur une formule qui ménage les succeptibilités tout en étant clair sur le fait que nous ne participerons pas à un gouvernement social-libéral (pas seulement sur le papier, mais aussi en fonction des personnes qui portent ce programme) et notre volonté de battre la droite. En gros, les soutenir comme la corde soutient le pendu.
Il serait d'ailleurs rigolo de demander à Ségolène ce qu'elle ferait si notre candidate était en tête à gauche. Appelerait elle a voter pour elle ou pour Bayrou ?
Enfin, trouver une candidate jeune féministe et écolo mais pas trop quand même (pas facile de concilier des decroissantistes et les pro-nucléaire), un peu prolo (ah oui ça c'est plus dur), commencer à faire campagne et puis voir ce que ça donne ! S'il y a une dynamique, ça fera bouger les choses et sinon...
et ben sinon, pizza devant la télé, qu'est ce que tu veux que je te dise...
Pour finir, je tiens à dire que je suis bien dans mon organisation, c'est un peu ma famille et je ne ferais pas campagne contre elle, mais des fois il faut savoir couper un peu le cordon pour mieux lui revenir...
bises
jérémie
Lettre d'un militant troskissste de chez le facteur à pleins de gens
On dit souvent que dans l'amour, plus les préliminaires sont longs et plus l'orgasme est intense.
Si nous appliquons cela à 2007, nous allons avoir un feu d'artifice impressionnant !
Mais nous risquons également de rentrer dans les ordres si tout ce manège se termine par une pizza devant la télé.
Tic tac tic tac, on se renvoie la bombe en espérant qu'elle pète dans la main du voisin, c'est pas gentil.
Les partis bien sur ne jouent pas qu'un programme sur le papier mais également des années de construction souvent difficiles. Qui ont tous les défauts de la terre mais qui - bon grés mal grès – ont su faire exister une petite musique de résistance à des moments ou plus grands monde y croyait. Ils n'ont pas tous les mêmes responsabilités, certains ont gouverné d'autres non. Certains ont "trahi" d'autres ont "refusé de se salir les mains", on connait la musique. Bien sur qu'ils sont poussiéreux, bien sur qu'il faut autre chose, bien évidement qu'ils bouchent un peu le paysage, mais assurons à nos ancêtres une fin de vie décente que diable ! On va pas les foutre à la maison de retraite, on leur doit bien ça, accueillons les à la maisons, écoutons leurs histoires et quand ils radotent, pensons à autres choses...
Mais ne ménageons pas non plus les « engagés enragés apartides»: formidables et flamboyant/es, mais va y que je tortille un peu du cul des fois. Ex de partis ou sympathisant/es, éternelles compagnon/es de route, ou « moi jamais, vive le mouvement social ! ». Et va z y que « vous devriez faire ça ou pas ça vous les partis ». Indispensables, mais des fois c'est pénible quand tu rames dans ton organisation, que tu te fades des congrès de 58 jours avec des votes qui n'en finissent pas.
Le ou la syndicaliste pur et dure est un peu entre les deux et un peu maso quand même : il ou elle a les congrès interminables et la frustration de la perspective globale. Le barbecue mais pas le temps libre. Et la bonne excuse : la charte d'amiens, indépendance donc...pas d'engagement politique.
C'est avec tout ce beau monde que l'on doit réussir notre orgasme collectif de 2007, pas facile va falloir utiliser beaucoup d'huiles et d'onguent.
A mon sens les partis ne bougeront pas tout seuls. Et le mien pas plus que les autres, parce que nous sommes en tête dans les sondages de la gauche de la gauche (pour une fois) et que ça fais des années que l'on galère alors on est pas à deux ou trois ans prêts. Et aussi parceque "méfi !", méfi ! de se faire embarquer avec nos faibles forces (et oui, on reste tout petit !) dans une gauche plurielle bis remaniée promis-juré-cette-fois-ci-ce-sera different.
Il serait interessant d'ailleurs que certaines listes dites "alternatives" qui ont négocié des fusions de liste avec le PS aux municipales ou regionales dernières nous fasse un petit bilan, non ?
J'en crève d'une belle campagne unitaire dans le prolongement de la campagne du NON.
A mon sens, la seule façon d'y arriver, c'est que les collectif 29 mai se lancent. Trouver le programme qui convient et c'est pas difficile, il existe déjà, merci copernick, bravo la charte des collectifs !
Par rapport au PS, se mettre d'accord sur une formule qui ménage les succeptibilités tout en étant clair sur le fait que nous ne participerons pas à un gouvernement social-libéral (pas seulement sur le papier, mais aussi en fonction des personnes qui portent ce programme) et notre volonté de battre la droite. En gros, les soutenir comme la corde soutient le pendu.
Il serait d'ailleurs rigolo de demander à Ségolène ce qu'elle ferait si notre candidate était en tête à gauche. Appelerait elle a voter pour elle ou pour Bayrou ?
Enfin, trouver une candidate jeune féministe et écolo mais pas trop quand même (pas facile de concilier des decroissantistes et les pro-nucléaire), un peu prolo (ah oui ça c'est plus dur), commencer à faire campagne et puis voir ce que ça donne ! S'il y a une dynamique, ça fera bouger les choses et sinon...
et ben sinon, pizza devant la télé, qu'est ce que tu veux que je te dise...
Pour finir, je tiens à dire que je suis bien dans mon organisation, c'est un peu ma famille et je ne ferais pas campagne contre elle, mais des fois il faut savoir couper un peu le cordon pour mieux lui revenir...
bises
jérémie
Par Collectif centre-ville Marseille
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Publié dans : Candidatures unitaires ?
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