Contribution
Notre collectif est l’un de ceux qui se sont le plus engagé dans la bataille pour une candidature unitaire anti libérale. (Voir le nombre de membres qui ont signé l’appel public)
Pour ceux qui l’ont signé cet appel est apparu comme la continuation directe de leur engagement pour le Non lors du Référendum sur la constitution européenne.
Il me semble que la prochaine campagne des élections présidentielles pourra être pour les collectifs du 29 mai l’occasion de montrer que leur combat pour le refus d’une Europe libérale continue et ne s’est pas arrêté le soir du 29 mai.
Mais si on est d’accord avec cette analyse, alors, il faut aller au bout du raisonnement et décider de soutenir (voire de proposer), aux présidentielles, un candidat issu du camp du Non de gauche.
Quand je dis un, cela signifie qu’il ne doit y en avoir qu’un, sous peine de liquider les collectifs du 29 mai (par éclatement partisan).
Le 13 mai auront lieu les assises nationales des collectifs du 29 mai, et nous devrons mener bataille pour que ces assises se terminent par un appel solennel à des candidatures unitaires du camp du non aux élections présidentielles, législatives, et autres municipales.
Il est toutefois évident, compte tenu des spécificités institutionnelles de ce pays, que les présidentielles auront un impact majeur sur les législatives qui suivront, et partant les collectifs ne pourront s’en désintéresser sous peine de disparaître du champ politique.
C’est pourquoi il serait judicieux d’obtenir qu’aux assises, la décision soit prise, dès le 13 mai, de signer l’appel national, voire mieux, qu’un engagement à soutenir une candidature unitaire représentant le Non soit pris..
Notre collectif devra y défendre cette position, et il serait bien pour ce faire que nous ayons un, voire 2 représentants . (Comment financer ?).
Il est important qu’aux présidentielles il y ait un seul(e) candidat(e) pour représenter le camp du non, cela aurait un autre impact (On peut espérer plus de 10%, dans la mesure où le Non de gauche est majoritaire dans l’électorat de gauche) qu’un éparpillement des voix du non sur plusieurs candidats.
Tout le monde comprend ça, mais les partis présents dans les collectifs, fort logiquement, voudraient bien que leur candidat soit le candidat unitaire. (Buffet, Besancenot, Bové).
Je pense que cela n’est pas raisonnable de choisir comme candidat unitaire un représentant reconnu d’un parti (Il faudrait alors avoir élaboré un programme commun) . Il faut donc nécessairement un candidat qui ne soit pas marqué partisanement et qui soit en capacité de représenter l’ensemble des sensibilités des collectifs.
L’histoire nous enseigne cependant que la raison seule ne l’emporte pas souvent en politique.
Les partis ont leurs raisons, leurs intérêts et leur pesanteur, toutes choses qui finissent toujours par l’emporter, dans le cadre de leurs débats internes. Dans ces partis, il y a déjà de nombreuses forces qui au nom du réalisme (C’est trop tôt, les autres veulent pas etc …) sont déjà en ordre de bataille pour promouvoir leur propre champion(e). (Même les habituels comptemteurs des sondages y jettent un œil gourmands, pour se conforter)
Si on veut éviter cette logique partidaire mortifère, il faut que les collectifs rejouent la dynamique du Non.
Dans ce cadre et en prenant l’exemple de la campagne référendaire, et compte tenu que le temps presse, on voit qu’il n’y a pas d’autre choix que de présenter un candidat issu de la fondation Copernic voire à défaut d’une autre association. (Clémentine Autain, Debon, Claire Villier, ou Yves Salesse peuvent faire largement l’affaire). Ma préférence irait, en terme d’image, à Clémentine (C’est aussi la plus jeune).
Nous devons affirmer que de toute façon cette campagne ne pourra être que collective et devra assumer publiquement non seulement son anti libéralisme mais aussi sa divergence fondamentale avec le social libéralisme. (On ne refait pas la gauche plurielle)
Il nous faut donc lancer la campagne dés maintenant, même si le nom n’est pas encore arrêté, mais en sachant que nous n’en soutiendrons qu’un et qui sera quelqu’un de Copernic ou d’une autre association mais en tout cas pas l’un des 3 B. (Soutenir une candidature issue de Copernic ou d’une association sera la seule position assumable par des Collectifs aujourd’hui).
La période actuelle est certainement l’une des plus favorable pour occuper l’espace politique (Lutte contre la précarité préconisée par le libéralisme Européen), ne laissons pas passer l’occasion (l’histoire ne repasse pas souvent les plats).
De plus si nous voulons réactiver ceux des collectifs en sommeil depuis le 29 mai, c’est la bonne période.
On pourrait symboliquement annoncer l’entrée en campagne des collectifs derrière un candidat unitaire du Non, pour le 29 mai 2006 !.
Attendre après les vacances ne pourra qu’accentuer la démobilisation des collectifs en les mettant hors jeu pendant la campagne présidentielle. (Les militants des partis feront campagne séparément et concurremment pour leur candidat)
Si nous tardons trop à prendre cette décision, comme les partis en prendront une de toute façon dès fin juin et chacun comprend vers où la balance penchera, l’affaire sera pliée fin juin.
Sur la question d’une éventuelle participation au gouvernement, c’est du ressort des partis, mais il paraîtrait opportuniste de participer à un gouvernement qui serait dirigé par un partisan du Oui au Référendum.
Mais cela est un débat qui ne nous occupera que pour après les présidentielles et encore si les collectifs ont pu y jouer un rôle.
En attendant « Soyons réaliste et demandons l’impossible ! » : Un candidat unitaire et vite
Christian Garnier
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Collectif 29 mai centre ville de marseille