Samedi 11 mars 2006

Un rendez vous à noter dans vos agenda !

Attac refait son Cinéma le Jeudi 16 Mars au CRDP

 

 

Au pied des escaliers de la gare St Charles. 31 Bd d’Athènes

 

Comme d’habitude, on casse une petite croûte bio avant le film.

 

Rendez vous à partir de 19h pour une projection à 20h30.

 

Participation aux frais.

 

‘’ Un Monde Moderne ‘’   84 minutes. 2005

 

Production : VLR Productions, Les films de mars

 

Partenariat : Le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire
En coproduction avec Berbère Télévision et Cityzen Télévision
Avec l’aide de La Ville de Saint-Nazaire
Le Centre national de la Cinématographie

 

Réalisation : Sabrina Malek et Arnaud Soulier

 

Image : Arnaud Soulier

Son : Sabrina Malek
Montage : Emmanuelle Legendre


Synopsis
Depuis quelques années, les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire ont mis en place une nouvelle organisation du travail afin de baisser les coûts de production. le principe est de faire massivement appel à la sous-traitance et à l’intérim. Parallèlement à la construction du plus grand paquebot du monde, le Queen Mary 2, les salariés des Chantiers nous racontent comment ils vivent cette précarité organisée.
Quelles conséquences cette réorganisation induit-elle au niveau individuel et collectif ?
Quels changements implique-t-elle dans les conditions et les rapports au travail ?

Note d'intention
Une ville, Saint-Nazaire
Des champs verdoyants, des vaches dans les prés, au fond la Loire et ses tumultes. Les essieux claquent sur les jointures des rails. Nous sommes dans le train entre Nantes et Saint-Nazaire. Une dizaine de kilomètres avant l’arrivée, de grosses cuves de stockage remplacent les vaches dans les prés. Ce sont les réservoirs de pétrole de la raffinerie de Donges. Une odeur âcre et désagréable pénètre l’ensemble du train pour s’estomper un ou deux kilomètres après avoir traversé les enchevêtrements de tuyaux de la raffinerie. Donges est le point de départ d’une succession de sites industriels qui longent la Loire jusqu’au centre ville. Le terminal pétrolier, le terminal méthanier, les docks et ses nombreuses entreprises de stockage, ou de transformation, l’aérospatiale avec ses gros hangars qui accueillent les avions en construction, et enfin en bout de chaîne, l’une des deux fiertés de la ville, avec le pont qui enjambe la Loire, « Les Chantiers de l’Atlantique ». Ici on dit « les Chantiers » ou « la Navale » c’est selon. Les Chantiers sont tout de suite identifiables par leur immense pont roulant marqué à l’effigie de Alstom et par les cheminées des « rois des mers » qui dominent les infrastructures des Chantiers.
Les essieux grincent sous la pression des freins, nous entrons en gare. Dès la descente du train, nous voilà plongés tout de suite dans l’univers de Saint-Nazaire. Au fond, dans l’alignement des rails, les paquebots en construction dominent les toits de la ville. La gare n’échappe pas non plus à la destinée de cette cité, elle est construite en forme de paquebot.
Au centre ville, les rues très larges, toutes perpendiculaires les unes aux autres, sont bordées d’immeubles n’excédant pas quelques étages. L’architecture date des années cinquante, elle rappelle celle de Brest, Caen ou Calais. Rasée pendant la guerre, Saint-Nazaire a été reconstruite sur le modèle « américain ». Contrairement à La Baule, située à quelques kilomètres, ici le front de mer n’est pas le centre névralgique de la ville. Ni restaurants ni cafés, seuls quelques bancs épars bordent la promenade. La ville semble résolument tourner le dos à
la mer.
Ces
premières impressions passées, ce qui attire particulièrement notre attention c’est le nombre important d’agences intérimaires. Au fil du temps, elles ont peu à peu remplacé les bars du centre ville et du quartier de Penhoët près des Chantiers. Cette présence massive renforce notre sentiment d’une ville construite, structurée, organisée autour d’un seul axe, le travail. Pour autant, l’image du travail que nous avions dans un premier temps perçue comme une image forte se manifeste finalement à nous sous l’angle de la précarité, de la fragilité.
Comment cette précarité organisée s’est-elle installée à Saint-Nazaire ?

Réorganisation du travail ou organisation de la précarité
Vilvorde, Lewis, Marks & Spencer, Lu, plus récemment Métal Europe, autant de noms qui nous évoquent licenciements, perte d’identité sociale, régions meurtries, drames humains. L’enjeu du film ne sera pas de faire le constat de la fermeture de telle ou telle entreprise et de ses conséquences, mais de prendre la mesure de la généralisation voir de la normalisation du travail précaire et à partir de là, questionner les modifications qui s’opèrent dans le rapport au travail qu’ont les salariés dans ce nouveau contexte.
Depuis quelques années nous assistons à des bouleversements profonds dans l’organisation du travail et par conséquent dans la perception de celui-ci. Ainsi, peu à peu, on exige des salariés plus de polyvalence, plus de disponibilité, plus de souplesse dans l’aménagement du temps de travail, plus de mobilité, plus de rentabilité, etc. En contrepartie, il est question de temps libre, de société des loisirs. Il se dessine petit à petit une société illusoire faite de carton-pâte, où, avec un simple ticket de loterie, on devient millionnaire, où un passage à la télévision nous donne accès à la célébrité, où acheter une voiture, une maison, des vêtements, un four à micro-ondes seraient nos seules préoccupations, où finalement le désir d’avoir l’emporterait sur le désir d’être. Où de ce fait le travail, sa place et les conditions dans lesquelles il s’effectue ne seraient plus d’actualité.
Il ne s’agit pas non plus dans ce film, d’avoir une vision nostalgique se référant à un « eldorado » disparu, où le salarié partait « au boulot » l’âme légère. Qu’il soit en CDI ou intérimaire un ouvrier reste un ouvrier. Par contre l’effritement d’une force de contre-pouvoir dans les relations entre salariés et patrons, la remise en cause de certains acquis sociaux et de nombreuses conventions collectives, l’affaiblissement des organisations syndicales, ont accompagné cette modification de l’organisation du travail présentée comme une nécessité voir une fatalité. Comment le vivent et qu’en pensent les premiers concernés ? Quelles conséquences cette nouvelle réorganisation du travail induit-elle au niveau individuel et collectif ? Qu’est-ce que cela modifie du rapport que les salariés ont à leur travail ? Des rapports entre salariés ? Quelle identité sociale peut se construire à partir de ces changements ?

Cette réorganisation présentée comme nécessaire et inéluctable, pour qui veut rester compétitif dans un monde en pleine mutation, risque à moyen terme d’amener nos société « modernes » vers une désorganisation totale. D’année en année, le statut du salarié se dégrade. D’ici quelque temps, que restera-t-il de ce statut ? Existera-t-il encore ou chaque individu, indépendant, vendra-t-il sur le marché du travail sa force de production ?
Le fractionnement en de multiples petites sociétés au profit d’une plus grosse (la sous-traitance) ainsi que la multiplication de statuts plus ou moins précaires pour les salariés, regroupés en petites unités (l’intérim) le laissent penser. Ce schéma s’observe dans tous les secteurs de la société. Dernièrement , la réforme de la retraite et du statut des intermittents du spectacle et bientôt celle du régime de la sécurité sociale s’inscrivent dans cette même logique. En effet, sous couvert de liberté et d’indépendance, nos sociétés « modernes » tendent à fabriquer des individus qui doivent se « prendre en charge », devenir chacun « une entreprise », détruisant ainsi tout ce qui relève du collectif. Chez les salariés, souvent les plus jeunes, ces notions sont peu à peu intégrées. De plus, la diversité du travail proposé, l’augmentation des responsabilités les confortent dans ce sentiment. Pourtant ces mêmes salariés avouent êtres confrontés à des conditions de travail de plus en plus difficiles physiquement et psychologiquement. Par ailleurs la notion de métier semble se dissoudre pour se réduire uniquement au fait de travailler pour gagner sa vie.
Nous avons le sentiment que ce qui a contribué à l’acceptation de cette situation par certains salariés, c’est une rupture de transmission qui s’est opérée dans les vingt dernières années. Comme si les plus jeunes des salariés ne semblaient plus s’inscrire dans l’histoire sociale du pays. Le seul sens qu’ils semblent mettre dans ce qu’ils font, c’est de gagner de l’argent sans se soucier particulièrement du collectif, des acquis sociaux. Cette logique, nous la retrouvons aussi du côté des employeurs. Une vision à court terme domine.
Ainsi l’autre conséquence de cette réorganisation du travail est une déliquescence du lien social.

Filmer le travail
Les prémices de ce film remontent à septembre 2002 lorsque le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire (association inter-comité d’entreprise) nous accueille en résidence pour un an. Cette longue immersion nous a permis de savoir quel film nous désirions faire, Un monde moderne ou comment le travail s’est réorganisé ces dernières années aux Chantiers de l’Atlantique, précarisant de plus en plus les salariés – cette réorganisation étant pour nous symptomatique des changements qui traversent le monde du travail dans son ensemble.
Pénétrer à l’intérieur des Chantiers de l’Atlantique pour filmer le travail en toute liberté s’est avéré impossible car nous n’avons jamais obtenu les autorisations de tournage.
L’impossibilité de filmer le travail ne nous a pas empêchés pour autant de faire exister celui-ci dans le film. Nous sommes restés aux portes de l’entreprise, au plus près des grilles et c’est de cette place, à cette « distance » que nous avons filmé le travail. En fait, la représentation du travail a très peu été prise en charge par le cinéma. Il suffit de penser aux frères Lumière qui déjà filmaient aux portes de leur usine (cf. La Sortie des usines Lumière). Très souvent, lorsque des caméras ont pu pénétrer sur des lieux de travail, il s’agissait de situations exceptionnelles où de fait le travail était arrêté (grève, occupation, fermeture, délocalisation…). Comme si, encore aujourd’hui, la question de la représentation du travail restait taboue. Nous avons donc choisi de mettre en scène cette interdiction et avons posé notre caméra dans les principaux lieux qui entourent les Chantiers. C’est la parole ouvrière qui nous y a fait pénétrer.

 


Par Collectif centre-ville Marseille - Publié dans : Infos diverses
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Samedi 11 mars 2006

NOUVEL APPEL A MANIFESTATION CONTRE LE CPE :

 

Cgt – cfdt – fo – fsu – unsa – solidaires

 

Les UD, Cgt – cfdt – fo – fsu – unsa – solidaires, des Bouches du Rhône se félicitent du grand succès de la mobilisation contre le CPE du 7 mars.

 

100 000 manifestants à Marseille et plus d’un million dans tout le pays, salariés, étudiants, lycéens, citoyens unis contre le projet de CPE.

 

Le mouvement de protestation progresse et s’amplifie considérablement dans les universités ; des dizaines de facultés ont voté la grève et les organisations étudiantes proposent aux organisations syndicales de salariés d’élever encore le niveau de la protestation.

 

Malgré cela, le gouvernement Villepin / Chirac, refuse d’entendre le message fort qui monte du pays contre la précarité, et contre les mesures anti-sociales.

 

Le CNE, et le CPE sont un maillon essentiel de cette politique de régression sociale. Ils ne créeront pas d’emplois mais ils détruiront le code du travail et les dernières protections des salariés face à la toute puissance des patrons.

 

Il faut obtenir le retrait de ces deux projets et leur remplacement par une politique ambitieuse qui s’appuie sur :

 

une formation solide plutôt que des stages parking

 

des investissements productifs plutôt que des rentes aux actionnaires

 

de vrais emplois plutôt que des petits boulots.

 

Les UD des BdR  sont conscientes que le mouvement du 7 février et du 7 mars contre les CPE et CNE a encore des marges de progression dans les entreprises et les services. Elles appellent les confédérations et organisations nationales à proposer très vite une étape supplémentaire pour la mobilisation populaire si le gouvernement ne retire pas son projet.

 

Il est de la responsabilité des Confédérations et organisations nationales de proposer une riposte à la hauteur des enjeux : l’avenir du droit du travail et l’avenir de toute la jeunesse de ce pays.

 

Pour les UD des BdR, la prochaine étape de la mobilisation doit être d’un très haut niveau.

 

Il faut qu’un message clair, lisible soit envoyés aux salariés pour le retrait du CPE – CNE.

 

La prochaine étape de mobilisation doit se situer dans la perspective d’un appel unitaire à la grève nationale inter-professionnelle qui permettra d’accentuer l’action commune avec la jeunesse.

 

 

Déclaration des organisations syndicales de salariés

 

et des organisations étudiantes et lycéennes

 

réunies le 9 mars 2006-03-09

 

 

Les manifestations du 7 mars marquées par un très grand succès constituent une montée en puissance dans la mobilisation et les actions engagées tant chez les salariés que chez les étudiants et les lycéens pour le retrait du CPE.

 

A ce jour le gouvernement s’obstine

 

 

Les organisations syndicales de salariés, étudiantes et lycéennes réunies ce jour, lui répondent avec force en décidant d’une nouvelle étape de mobilisation qui sera – que le gouvernement n’en doute pas – encore plus forte que la précédente.

 

 

Les organisations syndicales de salariés, étudiantes et lycéennes réaffirment leur volonté d’obtenir le retrait du CPE porteur de précarité, discriminatoire pour la jeunesse et donc pénalisant pour l’avenir de la société.

 

 

Les organisations syndicales de salariés, étudiantes et lycéennes appellent les salariés et les jeunes à s’engager plus fortement encore dans la bataille contre le CPE.

 

 

Elles appellent à réussir la journée de mobilisation du 16 mars décidée à l’initiative des étudiants et lycéens et à une nouvelle journée d’action nationale le samedi 18 mars se traduisant par des manifestations dans toute la France.

 

Les signataires de cet appel restent en contact permament et se retrouveront le 18 mars au soir pour examiner la situation.

 

 

Liste des organisations réunies : Cfdt, Cgt, Cgt-fo, Cftc, Cfe-cgc, Fsu, Unsa, Solidaires, Unef, Cé, Unl, Fidl.

 

Par Collectif centre-ville Marseille - Publié dans : Infos diverses
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Vendredi 10 mars 2006
-Prochaine réunion du collectif :
mercredi 15 mars à 18h

au local du PC, 8 cours jean-ballard 13001 Marseille.
Présence souhaitée et indispensable de tous ceux qui pourront se rendre disponibles : préparation de la réunion-débat (contribution à la Charte des Collectifs)

- date et lieu retenus pour la réunion-débat sur la démocratie :
le lundi 27 mars à Mille Bâbords rue Consolat
Par Collectif centre-ville Marseille - Publié dans : collectif-29-mai
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Vendredi 10 mars 2006
Par Collectif centre-ville Marseille - Publié dans : collectif-29-mai
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Vendredi 10 mars 2006
Par Collectif centre-ville Marseille - Publié dans : collectif-29-mai
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