Hypocritement désolé,
Je veux bien être le barde du collectif. J'avais écrit : j'arrête les délires … pour ne faire que de la poésie…. En revanche, j'aimerais bien qu'on se retrouve un jour autour d'un cochon grillé…cela peut se faire autour d'une sépia au noir, sur mon bâto, quand je l'aurai mis à l'eau pour m'évader un peu.
Ne pas être dans un parti a ses inconvénients, mais aussi ses avantages…l'irresponsabilité?
Je suis allé au débat de la fête de l'Huma au Parc Chanot "la gauche peur-elle encore changer la société. J'ai entendu des idées intéressantes dans l'auditoire citoyen, mais plutôt des incantations des cinq invités de la tribune : LCR, MRC, Vert, PS, PC. Ce dernier, Coppola, hurle dans son micro, c'est difficile pour la discussion et ça fait un peu tribun des siècles derniers.
Je ne suis pas intervenu malgré des démangeaisons, mais un jeune du 9e et Rémi, derniers orateurs ou presque, ont rappelé que les partis et le PC en particulier, n'arrêtent pas d'en appeler au citoyen. Mais qu'aucun, après deux heures de débats, n'a dit que le "contenu anti-libéral" existe déjà (la Charte anti-libérale) élaboré par des rassemblements "unitaires" citoyens" qui existent déjà aussi (les collectifs 29 mai, entre autres).
L'attitude de tous les partis, en particulier LCR et PC : dans leurs discours, ils confondent, ou font semblant, la direction du PS et ses orientations, avec les opinions et les votes de ses électeurs, voire de ses militants, et même de fractions de ce parti.
Le PC hurle dans le micro que l'on ne pourra gagner que toute la gauche ensemble, sans préciser comment et à quelles étapes ou à toutes les étapes?. La LCR rejette tout accord avec le PS, à toutes les étapes électorales et de gouvernement?
Il me paraît, encore plus évident que le soleil se lève chaque matin, que la prise de pouvoir pour aller vers une vie démocratique et une politique anti-libérale passe par un noyau anti-libéral (à gauche de la direction du PS comme il a été dit hier plusieurs fois), sinon majoritaire dans la gauche, du moins équivalent au noyau social-libéral, dont la pensée ne sera pas éliminée dans l'opinion citoyenne en 2007.
Et qu'alors des discussions seront obligatoires et des compromis le plus fortement d'orientation anti-libérales indispensables. Si la LCR ne veut pas comprendre ces nuances, c'est qu'elle ne veut pas aller au pouvoir, et qu'elle n'est pas un parti mais un simple mouvement d'opinion.
La vie, biologique et politique, individuelle et sociale, est un éternel compromis-équilibre positif, qui se rattrape à chaque seconde où elle semble se casser la gueule. Alors, marre du tout ou rien : à quel moment électoral ou autre c'est le "tout", à quel autre c'est le "rien", à quel autre encore c'est le "compromis positif"?
Candidatures unitaires : c'est l'arlésienne, on entend partout, on ne voit rien, après le mot unitaire c'est le silence. J'irai à Aubagne pour ce deuxième couplet de signatures et de nouveaux collectifs : il va falloir que j'aille chaque semaine à deux réunions, pour le même horizon, simplement parce que le premier ne me donnerait que "l'horizon", et le second "que le chemin"? Mais j'espère.
Marre d'entendre les partis me proposer des noms ou des principes de discussion des noms pour la présidentielle, … on commence à discuter? L'opinion qui traverse notre collectif sur la candidature présidentielle est publiquement connue, alors réponds et argumente au lieu de gueuler dans le micro.
Je me répète :
Le 29 mai 2005 et mars 2006 n'étaient pas des élections, mais des choix d'idées et c'est pour cela que l'unité est plus facile.
La présidentielle est une élection, d'une seule personne donc pense-t-on d'une personnalité, et c'est là le piège pour nous citoyens démocratiques.
C'est pourquoi je mets, moi petit citoyen unique, avec mon petit collectif unique, je mets en discussion face à la France (!), le principe de la candidature d'une idée, symbolisée et soutenue médiatiquement par un collectif national de partis et d'organisations diverses les plus nombreuses possibles, idée qui serait portée par une, je dis bien UNE, candidate qui sortirait de l'ombre des petits citoyens uniques que nous sommes. Pour dire que c'est l'idée qui compte, le parti, le citoyen, ne sont là que pour l'aider à devenir "majeuritaire".
Les législatives et le front populaire de 1936 : là aussi on est dans le cantique et le barde que je suis préfère le rap et la chanson populaire. Un "Front Citoyen Anti-libéral" ne sera pas le" Front Popu". En 36 l'équivalent du PS n'avait pas déjà gouverné majoritairement pendant 20 ans en faisant avaler beaucoup de couleuvres. En 2006, une partie de ce front populaire a beaucoup trahi, désespéré une grande partie des citoyens qui vivent de la suer de leur front, et pas de celle des autres.
Alors le futur front des législatives et du futur gouvernement véritablement social, s'il veut gagner, sera comme toute cellule ou être vivant individuel ou social, un équilibre, une bataille de chaque instant au pouvoir entre un pôle radical et un pôle accommodateur, mais dans une bataille où chaque combattant pousse dans le même sens, où l'ennemi c'est la bêtise, l'individualisme, l'égocentrisme, ….
Voilà que je verse dans le cantique, moi aussi,
Pierre le barde
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