PEUT-IL EXISTER DES MOYENS TERMES DANS TOUTE PENSEE POLITIQUE ?
La LCR nous a demandé de travailler à plusieurs reprises au débat pour trouver la solution qui lui permettrait de sortir du rôle « d’observateur » et signer l’appel : « Pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes ».
J’en suis partisan, néanmoins, il faut se rendre à plusieurs évidences. Veut-elle nous opposer un « diktat » ou formuler une exigence ? Mais lesquels ?
Si nous restons sur les points actés par toutes et tous, dont la LCR le 31 à Aubagne :
- d’accord sur un meeting national.
- battre la droite.
- Rassemblement antilibéral.
- Candidatures communes (présidentielles, législatives)
Le final, l’ultime objectif le jour du vote, c’est de battre la droite (sans quoi rien n’est possible). Peut-on battre la droite seul (nous la gauche antilibérale du non) ? Non
La LCR en voulant imposer : « nous n’irons pas dans un gouvernement avec le PS », ferme la porte à toutes les discussions et laisse dehors toutes et tous les citoyens et militants qui attendent de nous un peu d’espoir et des solutions pour sortir de la désespérance. Alors que le texte est clair.
Encore, dans cette volonté farouche, il semble par cette intransigeance qu’elle réduit la majorité des « comités pour le Non » à piloter l’avenir à l’estime. On a aussi l’impression que la LCR souhaite réduire l’ouverture sans laquelle rien n’est possible.
Je crois qu’il est important de continuer le débat, mais trop de non-dits s’interposent et ajoutent à l’opacité de la situation.
Si j’en crois la toute petite expérience que j’ai, nous sommes toutes et tous pour réduire les inégalités, pour conserver aux diverses cultures leurs traditions, valoriser les initiatives et le développement soutenable. Ce qui signifie qu’en chacun(n)e de nous sommeille une part de socialisme, de conservatisme et de libéralisme. Et que ces options ne s’excluent pas l’une l’autre.
En ne nous laissant aucun moyen terme, je trouve la volonté de la LCR furieusement manichéenne. A vouloir nous placer devant l’alternative : « nous ne discuterons pas avec le PS ou nous ne signons pas », presque maître-chanteresse. De plus assez versatile dans son volte-face « nous restons en tant qu’observateur ».
Ce qui me dérange le plus, c’est, comment traduirons les médias ce que nous dirons lors des meeting avec des observateurs et ce que penserons les populations qui ont déjà du mal à comprendre.
Bruno Malvezin
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