Candidatures unitaires ?

Mercredi 15 mars 2006
Appel pour des candidatures unitaires en 2007 et 2008
http://www.alternativeunitaire2007.org/

La situation que traverse actuellement la France exige une réponse unie des forces de gauche anti-libérales et altermondialistes opposées aux politiques de régression, de ségrégation sociale et d’atteintes graves aux libertés publiques. Ce texte appelle à la construction d’une alternative commune, en rupture avec les politiques menées depuis plus de vingt ans, qui permette d’éviter la dispersion des candidatures aux prochaines élections en 2007 et 2008 et la division des forces dans les luttes sociales actuelles.

Le référendum du 29 mai l’a montré : un refus net du libéralisme économique peut produire un mouvement majoritaire à gauche et, dans ces conditions, l’ensemble des citoyens retrouve le goût de la politique. Cette victoire de la volonté de transformation sociale sur le discours de l’impuissance a été rendue possible par la campagne unitaire menée par celles et ceux qui, au sein des mouvements, des partis, des associations citoyennes, bousculent depuis dix ans le consensus néolibéral et appellent à de profondes ruptures. C’est pour contrer cette dynamique que le gouvernement pratique une politique ouverte de réaction sociale et d’atteintes aux libertés publiques. C’est pour n’avoir pas pris en compte ces attentes et avoir cédé au social-libéralisme pour les uns, ou s’y être convertis pour les autres, que les gouvernements de gauche ont échoué.

Le 29 mai a ouvert une possibilité. Elle ne se concrétisera pas si, d’ici 2007, le « chacun pour soi » succède au « tous ensemble ». Face à une droite arrogante, rien ne serait pire que la dispersion des sensibilités qui préfèrent l’alternative franche à l’alternance molle qui domine la scène politique depuis vingt ans. Beaucoup se sont regroupés autour du Non pour dire cette préférence ; mais beaucoup d’autres partagent cette critique d’un projet de société soumis aux seules logiques économiques et financières. L’aspiration à rassembler est très forte et s’exprime dans les collectifs existants, dans les divers rencontres et forums. Pourtant, les risques d’éparpillement existent, notamment à l’occasion des prochaines échéances électorales.

Sans mobilisation populaire, sans dynamique citoyenne, aucune alternative ne s’imposera. Il nous faudra agir ensemble et nous mobiliser dans les luttes, en menant avec force le débat avec toutes celles et ceux qui cherchent les voies d’une transformation sociale profonde. En s’appuyant sur l’expérience des collectifs nés de la campagne référendaire et sur les propositions portées par les mobilisations collectives, il est possible d’organiser une vraie co-élaboration associant syndicalistes, politiques, associatifs, chercheurs, animateurs de lieux et revues culturels, citoyennes et citoyens. Ce travail doit être ouvert à tous, structures organisées et individus. Toutes les formes : forums, rencontres, assises, espaces de luttes, mais aussi manifestations festives et culturelles qui ponctueront ce débat sont bonnes à prendre dès l’instant où elles participent d’une mise en commun.

Appartenant à tous sans être la propriété de personne, ce débat devra être porteur d’une logique alternative globale en rupture avec le capitalisme libéral et l’ensemble des mesures anti-sociales promulguées par la droite. C’est à cette tâche d’élaboration programmatique commune qu’il faut maintenant nous atteler : renforcer les services publics contre la logique de privatisations qui prévaut depuis vingt ans. Mettre en oeuvre des politiques capables de répondre à la mondialisation capitaliste. Légiférer pour interdire les licenciements boursiers, garantir un véritable droit à l’emploi, au salaire, à un revenu pour vivre et à la formation pour toutes et tous, contre les logiques de précarisation et les délocalisations. Pour répondre à la crise écologique, mettre en question nos modes de consommation et de production, profondément inégalitaires, souvent destructeurs de la planète et ne répondant qu’imparfaitement aux besoins sociaux. Affirmer la volonté de protection des biens communs en faisant de l’eau, l’énergie, les transports, les communications, la santé... des services publics. Réquisitionner les logements vides et, pour promouvoir une réelle politique du logement social, mettre en place un service public national du logement. Mettre un terme à la stigmatisation des populations d’origine étrangère, à toutes les discriminations, et promouvoir l’égalité des droits pour toutes et tous. Faire prévaloir une réelle égalité entre les hommes et les femmes. Régulariser massivement les sans papiers. En finir avec le tout-sécuritaire. Mettre la démocratie au coeur du projet et engager, dans ce cadre, un processus de rupture avec les institutions de la Vème République. Faire le choix d’une politique de solidarité et de co-développement avec les peuples du Sud et de l’Est. Faire du désarmement une priorité, s’inscrire en dehors du cadre de l’OTAN et entamer la reconversion des moyens militaires au service de la satisfaction des besoins sociaux. Enclencher un authentique processus constituant d’une autre Europe, au service des peuples et des citoyens

Seul un tel rassemblement permettra d’imposer une logique alternative globale à gauche, rompant avec le projet régressif de société et les politiques mises en oeuvre par tous les gouvernements depuis plus de vingt ans. Ces choix, et les propositions permettant de les concrétiser, seront ceux d’un gouvernement soucieux de répondre aux attentes populaires, de faire renaître un espoir à gauche. Ils sont incompatibles avec la participation à un gouvernement placé sous la domination d’une orientation et d’une politique sociales-libérales qui ont conduit aux échecs du passé.

Dans cette perspective, nous travaillerons à tout mettre en oeuvre pour éviter la multiplication des candidatures aux prochaines échéances de 2007 et 2008. Nous faisons le pari que, si nous nous engageons ensemble dans cette dynamique, ce qui nous rapproche l’emportera sur ce qui nous sépare dans les luttes d’aujourd’hui et les élections de demain. Rien n’est plus urgent que d’enclencher ce processus. Alors engageons-le dès maintenant.

Par Collectif centre-ville Marseille
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Mardi 25 avril 2006

Contribution

Notre collectif est l’un de ceux qui se sont le plus engagé dans la bataille pour une candidature unitaire anti libérale. (Voir le nombre de membres qui ont signé l’appel public)

Pour ceux qui l’ont signé cet appel est apparu comme la continuation directe de leur engagement pour le Non lors du Référendum sur la constitution européenne.

Il me semble que la prochaine campagne des élections présidentielles pourra être pour les collectifs du 29 mai l’occasion de montrer que leur combat pour le refus d’une Europe libérale continue et ne s’est pas arrêté le soir du 29 mai.


Mais si on est d’accord avec cette analyse, alors, il faut aller au bout du raisonnement et décider de soutenir (voire de proposer), aux présidentielles, un candidat issu du camp du Non de gauche.

Quand je dis un, cela signifie qu’il ne doit y en avoir qu’un, sous peine de liquider les collectifs du 29 mai (par éclatement partisan).

Le 13 mai auront lieu les assises nationales des collectifs du 29 mai, et nous devrons mener bataille pour que ces assises se terminent par un appel solennel à des candidatures unitaires du camp du non aux élections présidentielles, législatives, et autres municipales.

Il est toutefois évident, compte tenu des spécificités institutionnelles de ce pays, que les présidentielles auront un impact majeur sur les législatives qui suivront, et partant les collectifs ne pourront s’en désintéresser sous peine de disparaître du champ politique.


C’est pourquoi il serait judicieux d’obtenir qu’aux assises, la décision soit prise, dès le 13 mai, de signer l’appel national, voire mieux, qu’un engagement à soutenir une candidature unitaire représentant le Non soit pris..

Notre collectif devra y défendre cette position, et il serait bien pour ce faire que nous ayons un, voire 2 représentants . (Comment financer ?).


Il est important qu’aux présidentielles il y ait un seul(e) candidat(e) pour représenter le camp du non, cela aurait un autre impact (On peut espérer plus de 10%, dans la mesure où le Non de gauche est majoritaire dans l’électorat de gauche) qu’un éparpillement des voix du non sur plusieurs candidats.


Tout le monde comprend ça, mais les partis présents dans les collectifs, fort logiquement, voudraient bien que leur candidat soit le candidat unitaire. (Buffet, Besancenot, Bové).


Je pense que cela n’est pas raisonnable de choisir comme candidat unitaire un représentant reconnu d’un parti (Il faudrait alors avoir élaboré un programme commun) . Il faut donc nécessairement un candidat qui ne soit pas marqué partisanement et qui soit en capacité de représenter l’ensemble des sensibilités des collectifs.

L’histoire nous enseigne cependant que la raison seule ne l’emporte pas souvent en politique.

Les partis ont leurs raisons, leurs intérêts et leur pesanteur, toutes choses qui finissent toujours par l’emporter, dans le cadre de leurs débats internes. Dans ces partis, il y a déjà de nombreuses forces qui au nom du réalisme (C’est trop tôt, les autres veulent pas etc …) sont déjà en ordre de bataille pour promouvoir leur propre champion(e). (Même les habituels comptemteurs des sondages y jettent un œil gourmands, pour se conforter)

Si on veut éviter cette logique partidaire mortifère, il faut que les collectifs rejouent la dynamique du Non.


Dans ce cadre et en prenant l’exemple de la campagne référendaire, et compte tenu que le temps presse, on voit qu’il n’y a pas d’autre choix que de présenter un candidat issu de la fondation Copernic voire à défaut d’une autre association. (Clémentine Autain, Debon, Claire Villier, ou Yves Salesse peuvent faire largement l’affaire). Ma préférence irait, en terme d’image, à Clémentine (C’est aussi la plus jeune).

Nous devons affirmer que de toute façon cette campagne ne pourra être que collective et devra assumer publiquement non seulement son anti libéralisme mais aussi sa divergence fondamentale avec le social libéralisme. (On ne refait pas la gauche plurielle)


Il nous faut donc lancer la campagne dés maintenant, même si le nom n’est pas encore arrêté, mais en sachant que nous n’en soutiendrons qu’un et qui sera quelqu’un de Copernic ou d’une autre association mais en tout cas pas l’un des 3 B. (Soutenir une candidature issue de Copernic ou d’une association sera la seule position assumable par des Collectifs aujourd’hui).

La période actuelle est certainement l’une des plus favorable pour occuper l’espace politique (Lutte contre la précarité préconisée par le libéralisme Européen), ne laissons pas passer l’occasion (l’histoire ne repasse pas souvent les plats).

De plus si nous voulons réactiver ceux des collectifs en sommeil depuis le 29 mai, c’est la bonne période.

On pourrait symboliquement annoncer l’entrée en campagne des collectifs derrière un candidat unitaire du Non, pour le 29 mai 2006 !.

Attendre après les vacances ne pourra qu’accentuer la démobilisation des collectifs en les mettant hors jeu pendant la campagne présidentielle. (Les militants des partis feront campagne séparément et concurremment pour leur candidat)


Si nous tardons trop à prendre cette décision, comme les partis en prendront une de toute façon dès fin juin et chacun comprend vers où la balance penchera, l’affaire sera pliée fin juin.


Sur la question d’une éventuelle participation au gouvernement, c’est du ressort des partis, mais il paraîtrait opportuniste de participer à un gouvernement qui serait dirigé par un partisan du Oui au Référendum.

Mais cela est un débat qui ne nous occupera que pour après les présidentielles et encore si les collectifs ont pu y jouer un rôle.



En attendant « Soyons réaliste et demandons l’impossible !  » : Un candidat unitaire et vite


Christian Garnier






Par Collectif centre-ville Marseille
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Mardi 25 avril 2006
Comment?
  1. Les collectifs 29 mai ne sont pas des partis, mais néanmoins des "organisations politiques" (CR Tanguy cellule PC centre ville). Il serait positif que chacun essaie principalement de se penser d'abord comme citoyen militant de la question : comment activer cette charte chez les électeurs et pour les prochaines élections.

Les précisions apportées par les militants des partis sont très utiles, mais il me paraît aussi que les partis monopolisent un peu les débats, surtout lors des rassemblements (8 avril, Mazenod), en répétant leurs positions de manière un peu rigide, stérilisant l'inventivité (citoyenne) des débats, débat qui n'a pas encore vraiment commencé à mon avis.

Je suis bon dernier au collectif, mais la discussion d'hier 21 avril, m'a paru la première esquisse d'une recherche "unitaire" d'idées sur le thème "comment activer cette charte ?


  1. Peut-on se mettre d'accord dans notre collectif sur des positions, des chemins (plusieurs différents?) de mise en oeuvre de cette charte au niveau local …et national (?)et les écrire noir sur blanc pour la séance plénière de paris 13 mai après midi (le 13 mai c'est le jour anniversaire de "Je vous ai compris"!!!)

Ma pensée rapide aujourd'hui :

  • en direction des citoyens (non encartés, c'est un rêve ?) pour faire connaître le contenu et recevoir -répercuter les réactions

  • en direction des organisations socio-politiques locales : partis pour les mettre devant les citoyens électeurs, mouvements politiques, syndicats, assos et collectifs divers.

Leur demander des pistes déjà un peu déchiffrées pour mettre en œuvre financièrement et politique ment cette nouvelle charte en France, face à la CE et aux organisations libérales mondiales, afin de la rendre crédible face à l'opinion publique (fuite des capitaux, des cadres, nouvelles définition des échanges, de la politique agricole, etc)


  1. Présidentielles et candidatures unitaires antilibérales


- Les partis : le PC semble penser que c'est un piège (Tanguy, CR réunion cellule), la LCR ne dit rien ?, le PS et les Verts ronronnent dans le système tout à leur petite compet' nombriliste. Le PC par ailleurs met en discussion une candidature communiste : le fait de mettre en discussion non pas un nom, mais un principe, est un acte positif qui va dans le bon sens. La discussion a-t-elle déjà commencé, et avec qui?


  • C'est un piège, alors il faut changer le terrain et les règles à notre avantage : retourner le piège de la personnalité par l'idée, et là un candidat non issu d'un parti, mais entouré et soutenu très serré par les partis unitaires… et les syndicats et associations.

  • Ce serait un choc de communication, amplifié par des formes originales de rencontres-débats, de manifs-soutiens originales-intelligentes (par ex. meeting où sont invités syndicats et assos en leur demandant leur position, leurs limites d'accord, leurs prérequis, … - manifs où des dizaines de fois 4 citoyens écrivent une phrase personnelle sur une banderole…, le contraire des grandes messes style supporter de foot)

  • La charte propose une nouvelle république démocratique et citoyenne, avec des organes vraiment représentatifs de la population : promouvons donc une candidature pour un futur président républicain

  • Cette candidature serait une candidature d'explication de l'organisation d'une nouvelle république, d'une nouvelle Europe, d'un nouveau monde, pour justement pouvoir mettre en œuvre une nouvelle politique solidaire

  • Son but ne serait pas de gagner à tout prix, mais de montrer ce que peut être une nouvelle façon de dépasser la politique" professionnelle" et d'ouvrir le débat pour les législatives. Etre au 2e tour serait un enjeu formidable, être en 3e position serait déjà une victoire.

  • Cette perspective d'une candidature plus "citoyenne", qui s'effacerait en cas de victoire et d'assemblée constituante, serait bien un choc, et surtout serait l'image médiatique forte d'une réelle volonté d'aventure unitaire sur l'idée d'un nouveau monde, susceptible de réveiller les rêves des jeunes et des précaires de 7 à 77 ans

  • Le thème prépondérant serait la suite logique du 29 mai, après le non de résistance et de refus à la constitution européenne et à son pendant français, un oui de construction, enfin, vers une appropriation plus citoyenne et un monde plus solidaire.



  1. Législatives et …"Front Radical Unitaire Citoyen"


  • Cette campagne présidentielle créerait une meilleure ambiance pour la préparation de candidatures unitaires aux législatives, qui, à mon avis, est un piège autrement redoutable dans le système actuel de scrutin uninominal à 2 tours dans les mouchoirs de poche que sont les circonscriptions.

  • Il est difficile d'imaginer un tel front avec le parti PS, sauf ébranlement et fissuration de ce parti aux présidentielles. Chacun des partis et organisations politiques et sociales participant ou soutenant ce front s'engage publiquement sur la charte (et forcément sur une première étape)

  • Il va falloir dans les circonscriptions décider de cette unité; donc d'actuels députés ou ex-députés et ex-candidats non élus de chaque parti à la dernière législative, devront accepter de ne pas se représenter

  • De même, un engagement de chaque candidat de ne pas briguer plus de deux mandats (un plus un autre pour une nouvelle constitution) me paraît un autre choc d'idée. Cela permettrait à des citoyens militants d'associations, …et à plus de femmes, d'être candidat(e)s.

  • Là aussi la lutte serait serrée, mais c'est peut-être le seul espoir de maintenir vivace le mouvement actuel de politisation citoyenne, et de continuer à croire à une alternative solidaire, même au-delà de ces deux premières élections, même si elles n'aboutissent pas à une prise de pouvoir dans cette prochaine législature.


  1. Il faut créer le nouveau mouvement d'idée, le nouveau concept « UNITAIRE et CITOYEN », tous différents mais tous citoyens actifs pour un développement équitable, solidaire et durable

  • Dans la campagne présidentielle pour réaliser ce thème

  • Dans les législatives pour gagner tout de suite si possible; les thèmes seraient alors quelle politique sociale, de l'emploi, des salaires de la santé, … dans un monde qui commencerait à être solidaire au lieu d'être bêtement, brutalement et suicidairement «compétitif» 


J'aimerais que quelqu'un (je suis un peu hypocrite) développe l'hypothèse d'une candidature communiste, parce qu'elle risque d'exister comme "pas la plus mauvaise". Et c'est pour l'instant la seule déclarée.

Par Collectif centre-ville Marseille
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Samedi 29 avril 2006
Bernard ALLAIN
  
1°) Il me semble  que les collectifs du 29 mai se sont construits sur une rupture politique avec le social-libéralisme à partir du rejet du TCE. Les débats que nous avons eus sur la charte l'ont montré ,  nous essayons tous dans les collectifs de donner un contenu poltique anti-libéral et donc en rupture avec la stratégie de Lisbonne et d' Amsterdam à laquelle  la direction du PS n'a pas renoncé, tant s'en faut .
     En même temps, dans les collectifs, il y a des militants de Partis comme le PC ou les Verts où le refus de participer au gouvernement avec le PS ne fait pas consensus comme à la LCR.
     D'où l'importance de la discussion sur les contenus de notre charte qui doit contribuer à l'élaboration du programme politique  de la gauche antilibérale :  c'est en effet dans la bataille politique autour d'un programme commun en rupture avec le libéralisme comme par exemple sur la question de l'interdiction des licenciements ou sur la nécessité d'une nouvellle constitution que s'imposera aux yeux des militants et des électeurs de gauche l'exigence de la non-participation au gouvernement.
     J'ai l'impression que , pour certains camarades, les lignes ne peuvent pas vraiment bouger au sein de la gauche du Non. Pourquoi les opposants à la la participation au gouvernement avec les socio-libéraux au sein du PCF ne pourraient-ils pas devenir majoritaires (s'ils ne le sont pas déjà) ?
 
2°) Certes , les choses ne sont pas simples , mais nous ne devons pas donner l'impression que, faute de clarification politique suffisante aujourd'hui, la seule perspective crédible pour les prochaines échéances éléctorales,  c'est la division de la gauche radicale en trois ou quatre ou plus candidatures. C'est pourquoi il faut dire bien fort le 13 mai à la réunion nationale des collectifs  que notre objectif à court terme est un(e) candidat(e) unique aux présidentielles pour commencer , et , que le plus réaliste , serait une candidature "apartidaire" tout à fait nouvelle .
 
3°) Cerrains d'entre nous sont plus que réticents sur  l'objectif de "réunir toute la gauche".
     Il faut faire gaffe à ce qu'on dit :
-c'est vrai que les socio-libéraux vont nous faire le chantage au vote utile comme aux E-U avec le mot d'ordre "tout sauf Bush" qui a amené le vote Kerry
-c'est non moins vrai qu'il ya une différence entre les électeurs , le peuple de gauche et les Royal, Kouchner et consorts.
      La question de fond est : sommes -nous capables de proposer une nouvelle offre politique aux salariés , aux jeunes, aux exploités et aux opprimés y compris sur le terrain des élections,  et donc de remettre en cause l'hégémonie politique du PS et de ses alliés oui-ouistes ?
       Nous ne voulons pas diviser la gauche, nous voulons au contraire l'unir sur une politique vraiment de gauche, en rupture avec le libéralisme même vaguemment teinté de "social". Ceux qui divisent la gauche,  c'est ceux qui l'engagent dans la voie du reniement en soutenant par exemple la constitution ultra -libérale de Giscard ou ceux qui comme Shroeder s'allient avec la droite pour gouverner en Allemagne ou encore ceux qui comme Blair ont fait leurs adieux définitifs au socialisme .
 
4°) Nous devons nous adresser aux électeurs et aux militants du PS en n'oubliant pas que la majorité des premiers ont voté contre la constitution Giscard . 
    "Notre"  constitution de 1958 est anti-démocratique et notamment le mode de scrutin mais elle nous laisse au moins la chance de faire une primaire à gauche,"à la loyale"  entre une candidature unitaire antilibérale et la candidature PS. C'est aux électeurs de décider.
   Je souhaiterais , personnellement,  que nous nous engagions dès maintenant à battre la droite et l'extrême droite dans dans les urnes come dans les luttes, pour que que notre parole unitaire adréssée au peuple soit "audible" au-delà des secteurs de la gauche radicale et parce que dans le système électoral  que nous est imposé nous avons besoin de tous les électeurs de gauche pour gagner au 2 ème tour des legislatives et,  qui sait,  des présidentielles.
 
Au fond la question est de savoir si , après le succès du 29 mai, nous nous résignons à jouer le rôle de butte-témoin des idées radicales  dans la vie politique de notre pays et en Europe et  dans les élections ou si, nous voulons les gagner pour commencer à changer vraiment de société.
 
Bernard
Par Collectif centre-ville Marseille
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Samedi 29 avril 2006
Candidatures. pierre hethener2

Discussion après ma première réflexion, le doc de christian, les derniers journaux, le sondage IPSOS, l'article du Monde.

Présidentielle : qui "choisit" le candidat unitaire?
Le candidat lui-même doit se proposer ou donner son accord, un ensemble suffisamment important de partis doivent l'accepter et le soutenir, ainsi que le maximum de syndicats, associations et organisations politiques diverses (mon opinion).

Qui propose, en dehors des partis? Nous, collectifs du 29 mai et Collectif unitaire. Mais là aussi, ce candidat, s'il ne veut pas être qu'une petite protestation, mais une proposition radicalement nouvelle avec un impact suffisant, doit pouvoir "accrocher" l'électorat en un peu moins d'un an, ce qui est peut-être difficile à partir d'un(e) inconnu(e) du grand public. Par ex. clémentine, qui par ailleurs je crois est sinon PC, du moins apparentée puisque directrice de Regards ; dur peut-être de la faire accepter par la LCR?

Que demandons nous à un candidat unitaire? Qu'il approuve publiquement la charte anti-libérale : il serait intéressant d'en dégager les grandes pistes essentielles qui, à mon avis, peuvent se résumer à deux :

-  l'avenir de la planète, étroitement imbriqué entre l'écologique bien sûr, et l'économique dans un développement équitable, donc durable, favorisant le développement harmonieux de tous les pays du monde.
-  la responsabilité citoyenne, en France et dans le monde, c'est-à-dire en France une nouvelle république.
Le reste de la charte définit les pistes politiques possibles pour atteindre ces objectifs (répartition des richesses, fiscalité, proportionnelle,organisation du commerce et des échanges, etc…)

Le dernier sondage IPSOS fait état de 16% pour la gauche à gauche du PS, mais 5% LCR et plus ou moins 3% PC.
Par ailleurs, la LCR, comme tous les candidats, est aussi dans les starting-blocks, mais Besancenot aurait proposé dans Le Monde le choix entre Bovet, Buffet, Laguiller et lui-même.

Là, je pense, bien que je défende aussi une candidature bien en dehors des partis, que l'alter-mondialiste qu'est Bovet ne peut qu'adhérer à ces deux pistes. Il a par ailleurs un aura médiatique, il suffit qu'il ne perde plus ses droits civiques en fauchant quelques très mauvaises herbes. Il pourrait rassembler sur son nom, la gauche du nom les électeurs non du PS, des électeurs Verts, le PC, la LCR, des électeurs des petits partis dits "républicains (MRC, PRG, …?), et pourquoi pas de LO.

N'oublions pas que, dans notre charte, nous prônons la démocratie citoyenne et la représentation proportionnelle (intégrale pour moi, toute dérive "un peu de proportionnelle" aboutit forcément à un système majoritaire et donc au bipartisme qu'on appelle, comme les enfants nés "sous X", majorité et opposition, ce qui n'a aucun sens).
La démocratie a un prix : celui d'avoir des élus d'extrême droite et d'extrême gauche dans les assemblées. La démocratie est à ce prix. La démocratie est une recherche permanente de compromis équitables, sur une piste générale définie par une majorité, forcément plurielle, et qu'il nous appartient de faire "à gauche".

Il n'y aura pas de majorité de gauche dans une assemblée élue à la proportionnelle intégrale, si elle n'inclue pas une grande partie au moins de l'extrême gauche.

La démocratie, ce n'est pas la dictature majoritaire d'un parti ou d'une coalition. Les partis dits de gauche sont en compétition non pas sur l'horizon, mais sur les chemins d'y aller. Si on est d'accord sur le cap, il faut se regarder et accepter un peu l'autre qui suit le même chemin, sinon on ne fait jamais l'amour, et alors c'est "seulement sexuel".

La candidature de Bové, à condition qu'il signe les principes de notre charte et qu'il soit et accepte d'être soutenu de manière serrée par les partis de gauche, (et merde pour une fois, par des syndicats et assos qui voudraient bien sortir de leur rôle seulement protestataire et d'en finir, pour cette aventure au moins, avec cette séparation entre politique et défense du salarié), me paraît être une candidature permettant de faire un choc pouvant amener ensuite une victoire aux législatives : victoire d'un front de gauche radicale unie majoritaire sur et avec une gauche "réformiste" , s'il en reste encore.
Par Collectif centre-ville Marseille
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